mardi 14 février 2012

La bête est humaine






"Homme/Animal"
Dessin sur rouleau de papier "in situ" La Briqueterie
H 43 cm x L 800 cm
Crayon, encre de Chine sur papier d'emballage brun, 2012.

mercredi 8 février 2012

Exposition La Bête est Humaine.

 
"La bête est humaine"
Exposition La Briqueterie
12 février au 29 avril 2012
Parc de Boutdeville
Langueux-les-Grèves
infos: 02 96 633 666
briqueterie@saintbrieuc-agglo.fr

 
Éléments du dossier de presse: 
Edito
La bête est humaine

Ou comment la théorie de l’évolution chère à Darwin* fait sa révolution…
Entrez dans un carnaval de mutants, monstres hybrides où hommes et animaux se greffent, comme un pied de nez à la théorie de l’évolution de Darwin. Figurez-vous un monde nouveau où l’évolution est en révolution. Acceptez avec humilité et humour de réveiller la bête qui sommeille en vous, cet obscur passager qui nous habite au-delà de notre humanité, de notre intelligence et incommensurable bonté.
Car « Homo homini lupus est », l’homme est un loup pour l’homme. Déjà, Plaute, deux siècles avant JC, dans sa Comédie des ânes, inaugure cette locution selon laquelle l’homme est le pire ennemi de son espèce, un être mauvais et pervers, porté à réaliser ses intérêts au détriment des autres. Idée reprise tout au long de l’histoire dans la littérature, la philosophie, l’art,  de Rabelais à Schopenhauer. De même pour Freud, l'homme est par instinct un être doté d'une forte somme d'agressivité.”, bestial par nature ».

Les 5 artistes, peintre, sculpteurs, photographe-plasticien, comédien, interrogent notre rapport à l’animalité pour mieux l’exorciser. Celui-ci peut être doux, poétique, kinesthésique avec l’artiste Lucette Brandy. Audacieux, provocateur et humoristique avec l’artiste Jean Fontaine mettant le doigt sur l’engrenage pervers qui met en branle raison et folie. Incarné et lupesque avec le travail de performance de la comédienne Marie Laure Cloarec. Géographique avec le travail de photographie-plasticienne de Thierry Fontaine sur les territoires en marge comme les friches. Mythologique, instinctif avec le peintre Christophe Meyer.
* l’environnement influe sur l’évolution des espèces en sélectionnant les individus les plus adaptés  
La briqueterie 
Le site historique de la Briqueterie, situé le long des grèves de Langueux, est aujourd’hui un lieu de diversité artistique. Il fait partie intégrante de l’identité de la baie de Saint-Brieuc. L’agglomération s’appuie sur cet équipement pour promouvoir son particularisme culturel.
Depuis sa création en 2002, la Briqueterie développe une véritable politique d’animation. De par le large éventail d’activités proposées aux scolaires, le musée s’oriente comme un équipement pédagogique.

L’emplacement du musée ainsi que son contenu font de cette structure un lieu propice à l’accueil de manifestations et d’expositions. Expositions d’art actuel, mêlant peintures, sculptures, photographies, installations…avec des artistes venant de toute la France.

Le musée de la Briqueterie offre un environnement proche (parc arboré) et plus lointain (mer, estran) propice à la création de cabanes. A l’intérieur du musée, les artistes s’inspirent des matériaux de prédilection : l’argile crue, cuite, qui à l’époque de fonctionnement de l’usine servait à construire des habitations et appentis.

Artistes participants à l'exposition

Parcours
Jean Fontaine est né en 1952 à Macon. Enfance champêtre à Solutré. Etudes conjointes à la Sorbonne à Paris (licence arts plastiques) et à l’école des Beaux- Arts de Mâcon (DNBA). Professeur d’Arts plastiques puis céramiste, il se consacre en 1990 à la sculpture. Il vit et travaille dans le village bourguignon de Davayé.
Démarche
D’où vient ce bestiaire ? De quelle invasion est-il le fruit ? Préfigure t-il un monde nouveau ou bien est-il déjà la signature d’un monde fini ?
Le sculpteur céramiste bourguignon nous plonge dans un univers fantastique rempli de créatures hybrides, véritable carnaval des mutants, enchevêtrements parfaits de corps, d’animaux et de lourdes pièces mécaniques. Tel un chirurgien, il crée une véritable mythologie du futur, une sorte de bestiaire de science fiction réalisé à partir de moulages. Pleine d’humour et de dérision, l’œuvre de jean Fontaine mélange les empreintes de pièces mécaniques à celles du corps humain pour créer des figures imaginaires. Il métamorphose la terre glaise pour lui donner l’apparence du métal, offrant à ses sculptures l’image troublante d’une mécanique humaine réinventée.
Le sculpteur met le doigt sur l’engrenage pervers qui met en branle raison et folie. Dans cette faune de faux fauves, les vertébrés désinvertèbrent l’équilibre des formes. L’intelligence artificielle parvient à battre l’homme à son propre jeu. Le génie génétique fabrique des vaches capables de produire du lait de femme. L’automobile imaginée dans nos cerveaux à remplacé les grands prédateurs et décime notre faune sauvage et notre population avec plus d’efficacité que le loup et le lynx. Il joue avec les formes comme d’autres jouent avec les mots. Il ne se prive pas de triturer les titres de ses pièces pour faire pièce à la piètre logique. Car chez Fontaine, on parvient au constat que trop de raison fortifie l’absurde. L’humain n’est forcément qu’imparfait, impulsif, tête en l’air, fragile, de même que des états totalement homogènes ne peuvent aussi que rejeter l’individu, ce petit rouage mécanique, indocile, indolent.

La sculpture a souvent pour base un corps obtenu par estampage dans un moule en plâtre. La prise d’empreinte est un moment fort ; le négatif en plâtre va permettre une reproduction intense du corps : grain de peau, pliures, veines, volumes, creux, cicatrices. D’autres moulages de parties animales, végétales, mécaniques vont être utilisés et vont se greffer sur le corps. La juxtaposition ludique du vivant et du mécanique de ces ordinaires va créer l’étrange.
« Il est impératif que tout se situe hors du monde, hors temps, hors nature, sans chercher à faire du beau, car la beauté est dans la nature. »

Expositions récentes

Zoofolie et Mécanofolie ont été accueillies par une trentaine de musées européens ces dix dernières années
2011 : Humanofolie est inaugurée aux Musées de Sarreguimes

 

« Le clown c’est le poète en action, il est l’histoire qu’il joue » 
Henri Miller

Parcours
Comédienne-clown, Marie-Laure Cloarec s’est formée à l’Ecole Supérieure de théâtre de l’Université du Québec, ainsi qu’à l’école de mime corporel Omnibus à Montréal. Elle a également collaboré avec Nathalie Tarlet (Cie Vis Comica) qui lui fait découvrir l’univers du clown. Marie-Laure Cloarec fut également Ecologue (ingénieur-conseil en écologie). Cette expérience lui permet d’aborder la question du lien au vivant dans sa création.
Depuis 2003, au sein de la Compagnie « A vue de nez », Marie-Laure Cloarec compose et interprète des solos clownesques à la fois poétiques et burlesques.
Elle est également comédienne intervenante à la Passerelle (Scène Nationale de Saint-Brieuc)

Démarche
Le projet photographique et sonore Un loup sous le masque, est le fruit du travail entre Marie-Laure Cloarec et le photographe Thierry Lafontaine.
Des portraits se succèdent à l’écran : un visage à découvert cède progressivement la place à un visage masqué, animal. C’est la figure du loup qui est ici convoquée […].
Cette création interroge à la fois le rôle du masque et la représentation symbolique du loup. Le masque dévoile plus que ce qu’il cache, il permet une libération du corps et de l’esprit. La gestuelle devient alors plus spontanée et instinctive. Le loup, symbole de la férocité animale, évoque les pulsions « sauvages » de l’Homme, lorsque la bestialité devient cruauté. Le masque du loup est ici la dépouille de l’animal ou la part du monstre en l’être humain. Ce sont les contours de notre humanité qui sont ici interrogés.
Spectacle – performance le 10 février à 18h dans le cadre de l’inauguration

Spectacles récents

- Clown soliste (rôle de Kätchen) dans Werther par Rolando Villazon, Opéra de Lyon, 2011
- Clowne auteure pour La nuit de l’escargot qui luit, solo pour enfants, Théâtre Lillico, Rennes 2011
- Clowne auteure pour
Tous les matins qui chantent, solo poétique pour femme clowne, Festivals Off d’Avignon et Fringe de Montréal (Qc), 2008, Festival des Petits Riens, 2009

Contact : Cie « A vue de nez »
                Espace Femmes
                52 rue du 10ème d’artillerie
                22100 DINAN
                06 45 74 71 59 avuedenez@avuedenez.fr

 
Thierry LAFONTAINE

Parcours
Photographe-Plasticien installé à Rennes. Il a affirmé sa démarche en 2004 au sein de l’école « Image Ouverte », située près de Nîmes, auprès de photographes tels que, Jacqueline Salmon, Jean-François Bauret, Bernard Plossu, Gilles Favier.
Il met en valeur les rencontres de l’ici et de l’ailleurs, personnes parfois en marge et qui le questionnent. S’intéresse aux idées de passage, de traces et de déplacements.
Il privilégie les détails ou les fragments pour laisser plus de place aux regards de l’autre, à son imaginaire. Ces détails sont le plus souvent mis en relation par des choix de compositions.
  • 2006 « Air de voyage » reportage, documentaire auprès des gens du voyage en Bretagne avec le soutien du Conseil Général des Côtes d’Armor.
  • Chroniques urbaines de Montréal à Istanbul mises en ligne sur des blogs.
  • Ateliers en arts visuels dans les écoles
  • Actions de diffusion pour la Cie « A Vue de nez »

Expositions récentes

  • « Image Publique » à Rennes organisé par Photo à l’Ouest, sept-oct 2011
  • « Atmosphères plus », galerie Trémel à Gouarec, organisé par Itinéraires Bis, sept-oct 2010
  • Maison Internationale de Rennes « Air de Voyage », juillet 2010
- Galerie l’Imagerie à Lannion, « Feeling Montréal », Photographes d’ici, Chroniques
d’ailleurs, nov- déc 2008.

Démarche
Thierry Lafontaine explore le territoire de la friche, situé en bordure de la civilisation où les traces d’architecture et de passages, en osmose avec une nature sauvage, s’exprime. Ces traces témoignent de la précarité et de la clandestinité d’une partie de la population. A Rennes, il investit une friche qui devient son espace de créativité. Espace de liberté, sas social, elle est cependant menacée par des projets d’aménagements urbains. Il collabore avec une plasticienne Caroline mercier et la comédienne Marie-Laure Cloarec autour de la figure du loup.
Les comportements de cet animal, par leur variété, lui permettent de représenter les différents acteurs de la vie de la friche. Par ailleurs, la charge symbolique qu’il porte lui permet d’incarner des figures archétypales de l’être humain à la confluence de son animalité. La comédienne vêtue des attributs d’une animalité humaine imaginaire se met en scène sous le regard et les propositions du photographe et de la plasticienne pour la prise de vue. Le travail photographique est présenté sur bâches en extérieur dans le parc.

Contact : thierry.lafontaine@yahoo.fr

 



Parcours
Après un passage aux Arts Décoratifs de Limoges, Lucette Brandy travaille durant 10 ans dans un atelier de création. En 1990, elle décide de se consacrer entièrement à la sculpture.


Démarche
Ses personnages, ni heureux ni malheureux, ni provocants ni misérables, vivent dans un univers poétique qui les enveloppe dans son aura, sans se préoccuper de l’image qu’ils donnent d’eux. Avec un certain humour et beaucoup de tendresse, Lucette Brandy crée une humanité dont les corps osent se montrer sans faux semblants, lumineux, spontanés et naturels. Même s’ils sont marqués par le temps qui passe.
S’ils nous touchent autant, c’est peut-être parce que nous pouvons nous reconnaître en eux.
Au final, Lucette Brandy donne à voir une œuvre d’un humanisme délicat.

Expositions récentes 



Galerie Imagine, Bordeaux - Septembre 2011.
Château de St-Auvent - Septembre 2011.
Galerie Point Art, Ecole Jean le Bail, Limoges - Octobre 2011
Contact: lucette.brandy@yahoo.fr